Y avait Young Rival dans le salon d’un inconnu

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, mon cerveau est encore quelque peu embué. Hier soir, la BFM a coulé à flot – comment ne pas succomber à une bonne bière locale ? -, et Jack Daniel a fait son apparition à un moment donné (satané Jack). Mais passons. Tout ça pour dire que ce vendredi soir était trop irréel pour ne pas vous le faire partager.

Commençons par le commencement. J’vous ai pas dit ? La semaine dernière, au cours d’une discussion qui tournait autour de la musique, me voilà soudainement invitée à un concert sauvage. Concert sauvage ??? Je me voyais déjà grelotter au milieu d’une forêt à des kilomètres et des kilomètres de toute présence humaine à écouter un groupe rock un peu trop alternatif à mes yeux… et mes oreilles. On me rassure, ce concert aura lieu dans un salon. Oui, oui, il y a sur cette terre lausannoise quelqu’un d’assez fou (merci encore Lucas) pour accueillir une quarantaine de personnes chez lui.

L’endroit est donc connu. Le groupe ? Young Rival. Never heard of them. Un petit tour auprès de mon ami Google m’apprend que ce trio canadien « agence une pop psychotrope, qui ne connaît ni le spleen, ni la crise et évoque par moments des Strokes sous gaz hilarant qui feraient le poirier avec Supergrass » Les inRocks, tu as titillé ma curiosité. Une écoute sur Spotify, puis une deuxième me confirme que la soirée sera chouette.

Elle l’a été.

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©AH

Entre 2 dates de leur tournée, Aron D’Alesio, Noah Fralick et John Smith nous ont présenté leur dernier album, « Interior Light », comme s’il était tout à fait normal pour eux de jouer près de la table de cuisine – et des effluves de grillades qui s’échappaient du jardin -. D’un autre côté, quelques jours avant, ils se produisaient en France sur un bateau. Normal on vous dit.

Revenons-en à la musique. « Interior Light sonne comme Roy Orbison sous acide en compagnie de Ray Davies et Bradford Cox. Nous appellerons ça « croon-psych » et on l’écoutera plutôt fort… », lit-on sur le web. Au niveau sonore, on s’est effectivement fait plaisir (les voisins aussi je l’espère?).

Un univers pop garage s’il fallait les définir, mais pour ma part, j’y ai vu une certaine légèreté, une efficacité, des sonorités 60-70’s, et une envie de sourire et de se trémousser, tout simplement – peut-être était-ce dû à la bière, à l’atmosphère, à l’étrangeté du moment, on ne le saura jamais -.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que je me réjouis d’écouter leur vinyle dans mon salon, à défaut de les avoir en chair et en os. Qu’est-ce que vous voulez, on n’est pas tous logés à la même enseigne !

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©AH

p.s.: pour en rendre certaines jalouses, je tiens tout de même à souligner que j’ai eu le chanteur sur mes genoux. En caleçon. Dans le sauna.

 

 

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